
Seule. Dans le noir. Je me sens si perdue ce soir.
C’est mon heure. Le temps presse. Il est temps que je naisse !
Comment me diriger dans ce si sombre dortoir ?
Comment résister à cette angoisse qui m’oppresse?
Il était si douillet ce nid,
Qui, lentement, a rétréci.
Se décider. Foncer. Direction la vraie vie !
Ou mourir à l’instant, n’avoir pas existé.
Neuf mois, perdus…Non ! Je vis. J’ai grandi, ici !
J’ai mal ! J’étouffe, mais je veux être un vrai bébé !
Il était si douillet mon nid
Qui est devenu trop petit.
Un ralenti rouge… Une douce torpeur…,je m’endors...
Tout à coup trop de bruit, un vacarme m’assourdit.
Mon torse se déchire, j’ai mal aux yeux et je crie :
J’ai froid ! J’ai mal ! J’ai peur ! Et ma maman qui dort !
Il était si douillet mon nid…
Rien à voir avec celui-ci !
J’ai pris un contre-sens, je vais payer l’amende.
Je ne sais pas encore ce qui m’attend ici.
J’ai l’espoir qu’on me donne de l’amour en offrande.
Je veux repousser loin l’ombre de mes soucis.
Il était si douillet mon nid
J’aurai pas du venir ici.
Copyright2005©MOYRA

















L'enfant de la terre
Un jour un homme est né
Sur la planète terre.
A bien le regarder
Il ressemble à sa mère.
Sa forêt de cheveux
Ondule sous la brise
L'océan de ses yeux
Nous envoûte et nous grise.
Les reliefs de son corps,
En vallons et collines,
Imitent sans efforts,
Ceux du sol qu'il piétine.
Le velours de sa peau
Comme un tapis de mousse,
Protège en son fourreau,
Le cœur, dont les secousses,
Font penser au volcan,
Qui danse en dedans !
L'énergie de son sang,
En torrents et ruisseaux,
Irrigue abondamment,
Tous ses centres vitaux.
Jusqu'à son dernier jour,
Il vivra de la terre,
Qui donne par amour,
A ceux qu'elle vénère.
Et l'homme, enfant ingrat,
Qui vit dans l'insouciance,
Provoque des dégâts,
Qui la mettent en souffrances !
Toi qui es l'enfant roi,
De la divine terre,
Respecte mieux ses lois,
Et tu vivras prospère.
Honore avec ferveur
Le sol qui te nourrit,
Fertilise ton cœur
En te souciant de lui.
Penses-y jour et nuit,
Car quoi que tu en dises,
Tu vis au paradis
Sur la terre promise.
Un poème que vous avez peut-être déjà lu
mais qui rapelle mon "crédo".
Merci de prendre le temps de vous rendre
Il n'y a plus de temps à perdre!


MEMOIRE
Avec ses deux chats noirs, deux trésors d'affection,
La vieille femme attend assise au coin du feu,
Une photo dans la main, tremblotant près des yeux.
Méconnaissable ! Pense-telle avec stupéfaction.
Ai-je vraiment été, cette jeune femme belle et lisse,
Qui débordait de vie, d'insouciance ? Est-ce moi ?!
Mon passé qui s'enfuit, dans un trou noir se glisse,
Malgré tous mes efforts pour qu'il ne s'efface pas.
Comme un vieux pull qui se détricote et s'effiloche
Lentement maille après maille les souvenirs s'oublient
Pour qu'au moment venu, celui où la mort fauche,
Nul regret ne survienne pour assombrir la nuit.
©Moyra2008



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