Soleil d’été
Tu viens caresser ma peau
c’est la plus douce des sensations
que je puisse sentir.
Soleil d’été
Tu illumines les jours les plus beaux
et le chemin des passions
à venir.
Soleil d’été
Tu te couches à l’horizon
au dessus d’une mer qui ne peut
que rougir.
Soleil d’été
Tu brilles avec l’Amour
comme si l’éternité était avant
l’Avenir.
Elodie SANTOS (2009)
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Farniente
Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.
Théophile Gautier, Premières Poésies
Et oui! Même si je profite dehors, de cette belle
fin d'été je ne vous perds pas de vue...
Je sais... je sais...j'ai des beaux yeux...
Moyra me le dit souvent et c'est d'ailleurs la seule
que je laisse faire pour les photographier.
Naque naque nèèère Daninoune!
HEP ! TOI LA! Oui... le blogueur qui passe.
C'est à TOI que je cause:
fais gaffe je t'ai à l'oeil.
Et Moyra aussi!
Oulàlà ça craint!
Le martinet, oiseau du destin
Martinet aux ailes trop larges,
Qui vire et crie sa joie autour de la maison.
Tel est le cœur
Il dessèche le tonnerre
Il sème ses arcs dans le ciel serein.
S'il touche au sol, il se déchire.
Sa seule rivale est l'hirondelle.
Il déteste la familière du château.
Que vaut la dentelle des créneaux ?
Sa pause est le creux le plus sombre
Nul n'est plus à l'étroit que lui.
Il vole encore dans ses songes.
L'été de la longue clarté,
Il filera dans les ténèbres,
Par les persiennes de minuit
Il n'est pas d'yeux pour le tenir.
Il crie sa joie, c'est toute sa présence.
Un mince fusil va l'abattre.
Tel est le cœur
René CHAR
"La fontaine narrative" (1947)
MERCI A MA BELLE SITELLE POUR LA POESIE
Pour lui rendre visite cliquez sur sa photo:
Enfant sur la terre on se traîne,
Les yeux et l'âme émerveillés,
Mais, plus tard, on regarde à peine
Cette terre qu'on foule aux pieds.
Je sens déjà que je l'oublie,
Et, parfois, songeur au front las,
Je m'en repens et me rallie
Aux enfants qui vivent plus bas.
Détachés du sein de la mère,
De leurs petits pieds incertains
Ils vont reconnaître la terre
Et pressent tout de leurs deux mains;
Ils ont de graves tête-à-tête
Avec le chien de la maison;
Ils voient courir la moindre bête
Dans les profondeurs du gazon;
Ils écoutent l'herbe qui pousse,
Eux seuls respirent son parfum;
Ils contemplent les brins de mousse
Et les grains de sable un par un;
Par tous les calices baisée,
Leur bouche est au niveau des fleurs,
Et c'est souvent de la rosée
Qu'on essuie en séchant leurs pleurs.
J'ai vu la terre aussi me tendre
Ses bras, ses lèvres, autrefois!
Depuis que je la veux comprendre,
Plus jamais je ne l'aperçois.
Elle a pour moi plus de mystère,
Désormais, que de nouveauté;
J'y sens mon cœur plus solitaire,
Quand j'y rencontre la beauté;
Et, quand je daigne par caprice
Avec les enfants me baisser,
J'importune cette nourrice
Qui ne veut plus me caresser.
René-François Sully Prudhomme
Ce serait bien agréable pour moi que vous puissiez me
dire le nom des deux peintres dont j'ai trouvé les images (ci-dessus)
sur le net mais hélas avec un numéro.
Par contre ci-dessous quelques superbes images sans nom
mais dont je viens de trouver l'auteur:
C'est mignon, non?! J'adore!
D'une bouteille d'encre,
On peut tout retirer :
Le navire avec l'encre,
La chèvre avec le pré,
La tour avec la reine,
La branche avec l'oiseau,
L'esclave avec la chaîne,
L'ours avec l'Esquimau.
D'une bouteille d'encre,
On peut tout retirer
Si l'on n'est pas un cancre
Et qu'on sait dessiner.
Maurice CAREME
Quel beau moyen de s'évader que la lecture.
Sur du papier du vrai et non sur un écran.
Nos grand'mères d'antan nous y ont fait prendre goût.
Et par cette phrase je viens de me griller auprès des jeunes
ainsi que de leurs mamies.
Bon week-end à tous!
Ces petits soleils ont éclairé le blog.


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